Electricité : la France face au scénario des coupures de courant cet hiver

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RTE (Réseau de Transport d’Electricité) a mis à jour vendredi dernier ses perspectives pour le système électrique d’automne et d’hiver 2022-2023. En raison d’une production du parc nucléaire plus faible que prévu, les approvisionnements électriques en janvier restent un objectif “à haut risque”. D’où la peur des coupures.

Seule une vague crainte semble se matérialiser : la France est confrontée au risque potentiel de coupures d’électricité en janvier, notamment en raison de la faible puissance de son parc nucléaire. Environ la moitié des réacteurs nucléaires, programmés mais parfois indisponibles en raison de problèmes chroniques de maintenance ou de corrosion.

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Vendredi dernier, RTE (Réseau de transport d’électricité) a publié un état des lieux du système électrique français pour l’automne et l’hiver 2022-2023, avertissant que l’approvisionnement du réseau électrique français est à risque “élevé”. Janvier

“L’analyse pour septembre 2022 présente trois scénarios d’hiver (intermédiaire, élevé, dégradé), qui se distinguent en fonction de la disponibilité des réacteurs nucléaires en France et du gaz en Europe, ainsi que différentes combinaisons d’effets en ligne avec le plan rapide et prudent Et ce, dès l’automne (qui constituait une situation extraordinaire)”, rappelle RTE.

a mis en évidence la faiblesse de la production nucléaire

Pour actualiser ses prévisions, RTE a notamment pris en compte deux facteurs clés : une baisse de 5 à 7 % de la consommation française par rapport aux niveaux de 2019 et la production du parc nucléaire « devrait atteindre une disponibilité de commande de 40 GW ». Fin décembre, début janvier puis début février approcher les 45 GW (sans les atteindre). « En janvier, l’écart avec la prévision initiale de RTE devrait être plus important (de l’ordre de 3 à 4 GW dans une perspective possible) : une disponibilité d’environ 40 GW début 2023 donc paraît possible », soit environ 65 % de la capacité nucléaire installée. EDF, de son côté, pour une disponibilité de 48 GW sur 1 prévu dans son calendrier officieleuh Janvier

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“La probabilité d’activation du signal rouge Ecowatt est la même que le scénario central présenté le 14 septembre 2022. […] En décembre et vers la fin février, la situation semble moins dangereuse, mais le mois de janvier concentre désormais le risque le plus élevé », écrit RTE. des coupures seront des « black-out » en cas de coupure d’électricité cet hiver. , peuvent être organisées pour éviter un black-out généralisé et incontrôlable.

Centrale nucléaire de Golfech.

Centrale nucléaire de Golfech.
DDM – DDM Jean Michel Mazet

Enedis prêt pour le délestage

Chez Enedis, qui gère la distribution d’électricité aux foyers, aux entreprises (hors grands industriels) et aux collectivités (soit 1,4 million de kilomètres de lignes basse et moyenne tension), les agents chargés de la surveillance du réseau de distribution se préparent depuis des mois à cette “finale “. Situation Une nouvelle formation nationale est également prévue dans quelques semaines.

Tout l’enjeu est d’écraser les pics de consommation horaire de 8h à 13h et de 18h à 20h, quand la France éclaire, chauffe, cuisine, travaille, produit en même temps. Si l’appel à la prudence est insuffisant, l’opérateur peut réduire la tension de 5 %, ce qui économise 4 % de consommation, mais est imperceptible pour l’utilisateur. Le délestage par ENEDIS à la demande de RTE n’est qu’en dernier recours.

“Plus de mou”

“Il n’y aura pas de black-out”, a assuré Emmanuel Vargon, président de la Commission de régulation de l’énergie, “nous n’avons pas beaucoup de chance”. Suite à l’annonce de RTE vendredi, le gouvernement, qui veut éviter toute coupe dans les dépenses, a demandé à EDF et aux autres énergéticiens de prendre des mesures pour assouplir les barrages et les parcs éoliens afin de faciliter l’approvisionnement en électricité cet hiver.

Cependant, RTE a mis en avant les aspects positifs : le remplissage très élevé des réserves de gaz en France et en Europe et le bon fonctionnement des échanges d’électricité au travers des interconnexions internationales, notamment avec l’Allemagne et la Belgique.

La situation et les coupes évitées dépendent donc beaucoup du redémarrage des réacteurs nucléaires, l’une des priorités du nouveau PDG d’EDF nommé mercredi en Conseil des ministres, Luc Remont, qui a réuni hier des cadres d’EDF à Flamanville.

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