Foufounart, l’artiste qui sublime le sexe féminin dans l’espace public

Foufouart, derrière le nom de l’artiste, fait partie du secret qu’elle veut garder. “J’ai beaucoup de vie à côté”, attaque d’emblée la douce Marion, maman et employées dans le milieu culturel de Lyon avec le sourire. Son “petit jardin secret” qu’elle aime cultiver à ses heures perdues, sa passion est de “représenter le féminin dans l’espace public”. Créer des vulves sans complexe. Sans interdiction. Mais toujours avec beaucoup de délicatesse.

“Je ne travaille pas sur la sensualité”, explique celui qui n’a aucune formation artistique. Au lieu de cela, Marion veut sublimer les organes génitaux féminins en détournant des symboles, des objets obsolètes ou des objets anciens. Sa vulve, pièce “unique” en argile et modelée à la main, est souvent recouverte d’un motif bucolique. Elles sont ensuite accrochées au centre d’une assiette en porcelaine, posées au fond d’un vase, parfois placées sous une cloche, ou entourées d’un cadre baroque peint à la feuille d’or. Le résultat est surprenant, fascinant.

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Créez un “effet de surprise”.

L’idée, poursuit-il, est de créer un « effet surprenant » de contraste pour apporter un regard différent. “A distance, on voit l’oeuvre, on imagine des couleurs ou des petites fleurs. Et quand on s’approche, on constate que c’est un vagin en relief”, explique l’artiste qui a voulu représenter le féminin auquel on ne s’attendait pas. quelque chose de beau qu’on n’a pas à cacher. Aujourd’hui, c’est encore un sujet tabou pour beaucoup de femmes, mais il n’y a aucune raison d’en avoir honte”, plaide-t-il.

séries de
Série “Discrète”. — Faufaunart

Féministe mais « pas radicale », Marion assume fièrement sa démarche, « redonner au genre féminin sa place et sa légitimité ». C’est parfois gênant. Sa première oeuvre a été apposée en avril 2021 sur la place de la Croix-Rousse – son “quartier coeur” – trois jours après le “massacre”, “détruit par la férocité”. Cependant, pas de quoi décourager l’artiste.

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“Le but n’est pas le choc.”

“Le but n’est pas de choquer mais de poser des questions sur la manière dont nous percevons le corps féminin”, répond-elle. Dans l’art, comme dans la société en général, le genre masculin est largement représenté. En revanche, il a fallu attendre 2017 pour que Chandranadi apparaisse dans les manuels scolaires. C’est assez fou quand la moitié des âmes de cette planète en ont une. Les petites filles savent à quoi ressemble un pénis plus vite que leur sexe.

Lyonnais âgé, le “début de la quarantaine” appartient à “cette génération qui s’est découverte trop tard”. “A la maison, le sujet était particulièrement tabou. On ne parlait pas de sexe, on ne me parlait pas des règles. Je ne savais pas ce que c’était, raconte-t-elle. Je l’ai appris dans la cour de l’école grâce aux légendes urbaines.” »

Derrière la démarche artistique, se cache la volonté d’éduquer et de sensibiliser. Invitée à exposer ses dernières créations au Fresh Painting Street Art Festival, Marion a pu se confronter au public. Parfois avec beaucoup d’humour. “Un monsieur est venu me voir pour me féliciter”, se souvient-il. Il m’a dit : “Comme c’est beau, mais que représente-t-il ?” J’ai répondu que c’était Yoni, ce dont il était assez surpris et presque gêné”, conclut-elle en riant.



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