« La règle de neutralité est devenue un prétexte pour faire taire les critiques, et non un outil de promotion de l’universalité des valeurs du sport »

LLes dirigeants sportifs ne font pas exception à la transgression de leur propre code moral, qui comprend les fondamentaux du sport.

Il s’agit notamment de la règle de neutralité, qui peut être la règle 50.2 de la Charte olympique (“Aucune manifestation ou propagande politique, religieuse ou ethnique ne sera autorisée sur un site, site ou autre lieu olympique”), ou Loi sur le football 4 (« Les appareils ne doivent afficher aucun slogan, inscription ou image à caractère politique, religieux ou personnel. Les joueurs ne sont pas autorisés à afficher sur leurs sous-vêtements des slogans, messages ou images à caractère politique, religieux, personnel ou publicitaire autres que le logo du fabricant.)

Rappelons qu’en mars 2012, l’International Football Association Board (IFAB) – l’instance décisionnaire des règles du football – a accepté le port du hijab par les footballeuses.“Signe culturel et non religieux”L’Iran a ainsi cédé aux exigences de la Fédération, mais a affirmé qu’il s’agissait d’une obligation religieuse imposée aux femmes en Iran.

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Un mauvais exemple vient de loin

Cependant, lors de la Coupe du monde de football au Qatar, la Confédération internationale de football (FIFA) a interdit au Danemark de s’entraîner avec des maillots portant des messages en faveur des droits de l’homme. Le directeur général de la Fédération danoise de football, Jakob Jensen, affirme qu’il ne s’agit pas d’un message politique, mais universel. “Nous avons envoyé une demande à la FIFA, mais la réponse a été négative. Nous le regrettons, mais nous devons en tenir compte.”Il a déclaré à l’agence de presse danoise Ritzau.

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Il faut dire que le mauvais exemple vient d’en haut, et de loin, le monde du sport n’est pas vu à sa place, à ce moment-là, il en est ébranlé. Si la règle neutre n’a pas changé, elle s’est échappée depuis longtemps.

Le Comité international olympique (CIO) s’est plié aux ordres de la République islamique d’Iran lors des Jeux olympiques d’Atlanta en 1996 en acceptant les conditions imposées par le régime pour envoyer une femme : être couverte de la tête aux pieds. Sauf pour le visage. Il s’agit de Lida Fariman, tireuse et porte-drapeau de la délégation iranienne : tout à fait l’icône.

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Par cette lâcheté, le CIO a contribué à minimiser l’apartheid sexuel imposé aux femmes en Iran, et comme on le voit à la lumière des événements qui ont secoué le pays depuis la mort de Zina Mahsa Amini, il produit parfois le système.

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