l’ancien patron de Vivarte Patrick Puy au chevet de l’enseigne Go Sport, “bon courage” aux salariés

En moins d’un an, il est le deuxième directeur général après Benoît Verdier, nommé fin février 2022.

Patrick Puy est un spécialiste de la restructuration d’entreprises qui a récemment travaillé pour Vivarté. Son arrivée “devrait permettre d’accompagner le retour aux bénéfices dès 2023 après 17 ans de pertes, et ainsi de préserver l’entreprise sur le long terme”, souligne Wilhelm Hubner, président de HPB.

” Bonne chance “

Le diplômé polytechnique a dirigé Brandt-Moulinex en 2001, TDF France en 2010, Arc International en 2013, et enfin Vivarte en 2016. Comme il l’expliquait aux Echos en novembre 2021.

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“Bon courage aux salariés de Go Sport 2000”, a réagi l’ancien délégué syndical Vivarte CFDT Jean-Louis Alfred. “On sait que la réputation de Patrick Puy à son arrivée n’est jamais bonne pour les salariés.” « Regardez Vivarté, il y avait 22 000 salariés dans 22 belles enseignes, dont il ne reste presque plus rien aujourd’hui. S’il y a encore 8 000 salariés aujourd’hui pour les marques acquises, c’est tout », dit-il encore amèrement.

Cet ancien fleuron du textile français, qui s’appelait le groupe André jusqu’en 2001, fait face à des difficultés dues à la concurrence internationale et aux acquisitions successives. En 2021, elle a été liquidée anonymement, tandis que les marques qu’elle possédait, Caroll, Minelli, La Halle, Naf Naf, Chevignon, Beryl, Pataugas, Kookaï ou encore Creeks, avec plus ou moins de chance ont été revendues.

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Dans Les Echos à l’époque, Patrick Puy estimait que la liquidation du groupe était “inéluctable”.

La première étape est le 16 janvier

HPB espère également que le dirigeant, qui “mait bien au dialogue social en entreprise”, “s’attachera notamment à renforcer la confiance des salariés de Go Sport, notamment après la diffusion récente d’informations fausses, infondées ou désobligeantes”.

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De son côté, HPB, filiale de la Financière immobilière bordelaise (FIB) de l’homme d’affaires Michel Ohayon, assure que la marque de sport, qui reste “17 ans à perte” mais doit redevenir bénéficiaire à partir de 2023, n’est “pas en état de ‘hiatus de paiement'” et refuse la fusion avec Camaieu.

Le 21 décembre, le tribunal de commerce de Grenoble a désigné un juge d’instruction et renvoyé l’instruction du dossier de Go Sport au 16 janvier.

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