Conseil de classe du MHR : Camara et les internationaux montrent la voie, Lam à la peine

A l’issue du premier bloc mitigé (cinq victoires, cinq défaites), les joueurs du MHR profiteront de dix jours de vacances bien mérités avant de retrouver le Top 14 le 26 octobre avec la fête de Bayonne. Possibilité de faire un premier bilan de l’effectif montpelliérain dans un tiers du championnat.

Les quatre premières journées ont été plutôt convaincantes, notamment d’un point de vue comptable (trois victoires, bonus défensif à La Rochelle). La malédiction de l’après-championnat de France semblait brisée par les Montpelliérains. Puis il y a eu un échec. Au cours de quatre rencontres consécutives, le MHR a tant bien que mal cherché un second souffle et s’est incliné quatre fois. Puis leur état d’esprit, leur réactivité et leur fierté leur ont permis de lever les yeux sur les deux dernières rencontres, notamment la prestigieuse victoire à Toulon (16-26) ce dimanche.

Après ce bloc exténuant de dix matchs qui ont été chauds et froids, l’Héraultais, septième, peut partir en vacances avec un esprit plus léger qu’il y a deux semaines. Possibilité de fixer un baromètre pour tous les joueurs ayant joué plus de la moitié. Voici un conseil de classe pour le premier trimestre.

Toutes nos félicitations

Le grand “Yacou”. Nommé capitaine depuis la saison dernière, Yacouba Camara (716 minutes de jeu) est le leader du MHR depuis le début de la saison. Joueur le plus utilisé, à égalité sur dix cartons de match, omniprésent en défense, souvent au contact et hyperactif en attaque, l’ancien Toulousain est en forme internationale. Tout d’abord, il est aussi efficace au troisième rang qu’au deuxième rang. Prestations apparemment insuffisantes pour le staff du XV de France…

En revanche, ils suivent régulièrement des cours de blues. Florian Verhaeghe (433) je Alexandre Bécognée (455) sont d’excellents lieutenants. Les nécessiteux, les suiveurs de l’ombre et les agresseurs infatigables, ces deux-là sont essentiels au peloton d’attaque.

Pour une assurance tous risques Antoni Buthier (708) est toujours aussi précieux. Le coup de foudre du début de saison a pu baisser le pied un peu plus tard, tout comme ses coéquipiers. Mais son leadership, sa force à ses pieds et son expérience (30 ans) font de lui le chef de la défense en l’absence de Geoffrey Doumayrou.

Pour terminer, Thomas Darmont (549). Titulaire de poids, compte tenu de l’abattage des trois quarts des centres (Serfontein, Doumayrou, Vincent), un pur joueur montpelliérain ne déçoit jamais. Solide en tête-à-tête tant en défense qu’en attaque, le Darmon (24 ans) est désormais une valeur sûre dans l’axe de terrain.

Lire Aussi :  Le Mag - Marie Le Net : «Quand je disais avant que je faisais du vélo...»

Des incitations

Il veillait nécessairement comme du lait en feu. Meilleur joueur de la saison dernière, troisième ligne médiane Zach Mercer (663) savait qu’il était attendu. Un Anglais un peu moins rayonnant est cependant indispensable. Souvent appelé en tant que premier attaquant, actif défensivement et capable de sauter au contact, le casque bleu du MHR est toujours aussi précieux.

Son ami australien Brandon Paenga Amosqui est arrivé il y a un an a fait un pas en avant dans sa performance. Malgré plusieurs balles perdues, la prostituée wallaby (14 sélections, 27 ans) est l’atout décisif du rez-de-chaussée. Il est le top 14 des joueurs à avoir récupéré le plus de ballons dans les camps d’entraînement (10).

Première ligne? Elle est beaucoup moins conquérante que la saison dernière. Mais en l’absence de leur poste (Fichten, Tu’inukuafe) pendant dix jours, ils sont repartis à quatre et demi. Simon Pierre Chauvac (310) je Enzo Forlette (464, 10 matches) ils n’ont tourné presque que deux à gauche. Titi Lamositele (351) travaille comme d’habitude dès qu’il est au sol.

Parmi les satisfactions de ce premier bloc, encore devant, Romain Macurdy (165) je Tyler Duguid (213) ils ont toujours obtenu leur plein bénéfice. Le premier est qu’il est facile à jouer dans les airs, le second parce qu’il n’échoue jamais dans tout ce qu’il entreprend. Lorsqu’il n’y a pas de cadres, savoir que vos employés peuvent compter sur eux est précieux.

Recruter Léo Coly (349) s’attendaient à une percée. Venu de Mont-de-Marsan avec l’étiquette de grand espoir français à son poste de demi de mêlée, le joueur de 23 ans est devenu le gardien du jeu montpelliérain. Lors des premières rencontres, l’ancien sobre Montois a souscrit une assurance fer au fur et à mesure des rencontres. La concurrence avec Cobus Reinach s’annonce féroce.

Pour terminer, Paul Garbisi (563). L’ouvreur italien, décalé au centre en raison de nombreuses blessures sur le poteau, a fait plus qu’aider. Son pied gauche soulageait Louis Carbonel et apportait une solution supplémentaire en stratégie. En défense, elle ne donne pas non plus sa part aux chiens. Maintenant, la question plane sur sa place après la pause et si l’équipe est complète.

Lire Aussi :  Masters Bercy - Corentin Moutet se qualifie pour le 2e tour après sa victoire face à Borna Coric

Équitable

La recrue phare du mercato montpelliérain a fait l’objet de recherches approfondies. Louis Carbonel (618, 10 matches) il débute plutôt bien sous les nouvelles couleurs, s’appuyant notamment sur ses qualités de tireur (117 points, 3e meilleur réalisateur). Malgré tout, l’ancien Toulonnais a eu quelques difficultés à animer le jeu héraultais. Sa performance contre son équipe précédente dimanche dernier en est un exemple typique. Parfois emprunté, il tente de lâcher prise, à l’image de ses derniers mois au RCT. L’absence de quelques cadres et le changement du système n’ont pas aidé à une parfaite intégration d’un point de vue sportif.

Vers le bas Bastien Chalureau (209), il est difficile d’établir un résultat objectif. Blessé lors de la deuxième journée, le deuxième ligne a repris la compétition pour les deux derniers matchs. Au contraire, il a consacré avec succès son activité à des missions peu claires. Son profil de seconde ligne lourd/mobile est indispensable pour un kit de champion de France. De quoi convaincre le staff des Blues, puisqu’il les a appelés à préparer le test de novembre en Afrique du Sud.

A lire aussi :
XV de France : Montpellier Bastien Chalureau appelé à la préparation du match contre l’Afrique du Sud

On attendait un peu plus des étrangers mohamed haouas (336) je Paul Willemse (302). Le pilier droit a rattrapé les rencontres mais tente de retrouver son niveau normal. Quant au deuxième couloir, son retour sur le terrain a été retardé en raison d’une blessure au genou qu’il a contractée fin avril. Un an après la Coupe du monde, ces deux-là monteront en puissance au fil des semaines.

Les deux tiers des lignes Klémens Doumenc (191) je Marco Tauleigne (215) ont fait ce à quoi les employés s’attendaient lorsqu’ils en ont eu l’occasion. Le premier venu de Carcassonne cet été a montré toute sa fougue et son activité en début de saison, après quoi il s’est montré un peu moins agressif. Quant au second, difficile d’exister dans l’ombre de Mercer. Plusieurs blessures l’ont empêché de continuer. Enfin, la deuxième ou la troisième ligne Janse Van Rensburg (287) reste le personnage principal du système héraultais, mais a été interrompu par une blessure à la cheville.

Lire Aussi :  Matthew remporte la bataille des Tkachuk

Malheureusement pour eux, le système actuel ne les représente pas vraiment. Vers le bas Vincent Rattez (522), Gabriel Ngandebé (640) je Julien Tisseron (129) il est parfois difficile de s’exprimer. Les deux premiers ont inscrit trois tentatives depuis le début de la saison. Pour Tisseron, une blessure à la main et un KO hors saison ont retardé son retour sur les terrains.

Sur la charnière Louis Foursans (165) travaille sur appel. Nîmes saisit avec succès la fin de partie qui s’offre à lui. Vers le bas Cobus Reinach (193), sa batterie d’énergie folle ne peut pas se recharger. Entre son opération à l’épaule fin avril et sa présence avec le groupe Springbok tout l’été, il n’est arrivé que début octobre. L’explosif Reinach de la saison dernière est attendu avec impatience par les fans.

Pour terminer, Piotr Łukasz (229) je Masivesi Dakuwaqa (124). Leur rôle est un peu ingrat. Ils doivent agir aussi vite que le personnel en a besoin, souvent à des postes différents. Et ces deux-là ont toujours répondu. Fidji est peut-être sous-utilisé compte tenu de son profil et de ses capacités physiques.

En première ligne Vincent Giudicelli (264) auraient pu cibler la catégorie ci-dessus. Passant devant Jérémie Maurouard dans la hiérarchie prostituée grâce à son activité sur le terrain, la prostituée paie quelques soucis au contact en fin de premier bloc. Son ami du côté droit de la mêlée, l’Anglais Henri Thomasremplit sa mission chaque fois qu’il joue.

Avertissements

Ben Lam (311) devait être le facteur X qui manquait aux ailes de Montpellier. Le robuste Néo-Zélandais (1,94m, 110kg, 1er essai) est arrivé de Bordeaux-Bègles cet été, neutre d’apparences contraignantes et défauts physiques aux ischio-jambiers. Vu sa taille et son origine, on en attend plus.

Pour terminer, Gela Aprassidzé (165). La moitié sanguine de la mêlée est un très bon blaster. Mais le Géorgien manque parfois de sang-froid et perd le contrôle, comme lors du choc dangereux avec Castres mi-octobre, qui l’a reporté de cinq semaines. Désormais habitué au top 14, Aprasidze aura peut-être besoin de plus de contrôle nerveux.

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button