CTP Environnement de retour aux Etats-Unis

Publié le 24 octobre 2022 à 07h27Mis à jour le 24 octobre 2022 à 9h47

Départ pour Houston Texas aux États-Unis. Voici le prochain avion que prendra Philippe Barre, président de CTP Environnement. Le dirigeant s’y rendra pour superviser le démarrage de son bureau américain, ouvert au printemps dernier. Après une première tentative en 2018, interrompue par la crise sanitaire, son entreprise, spécialisée dans le nettoyage chimique industriel, tente une nouvelle approche outre-Atlantique.

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Houston est l’une des capitales de l’industrie pétrolière aux États-Unis. Les opérateurs locaux du pétrole et du gaz de schiste pourraient être séduits par la proposition de la PME de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) d’installer des unités mobiles de traitement des eaux polluées à côté des puits. L’implantation américaine servira de base pour prospecter les clients, stocker le matériel et former le personnel recruté localement.

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De gauche à droite à Houston : Lionel Mondelin - Directeur des Opérations, Stéphane Vighetti - Directeur Canada et USA, Philippe Barre - CEO.

De gauche à droite à Houston : Lionel Mondelin – Directeur des Opérations, Stéphane Vighetti – Directeur Canada et USA, Philippe Barre – CEO.Environnement CTP

Soutenu par les CCI françaises à l’étranger

CTP Environnement, entreprise de 200 salariés, a réalisé un chiffre d’affaires de 26 millions d’euros en 2021, dont 30% à l’international. Elle a opéré au Canada, au Brésil, au Portugal, au Royaume-Uni et à Singapour. Des filiales indispensables pour une intervention rapide sur un territoire donné, même le plus vaste. Ainsi, en plus d’un site au Québec, l’entreprise vient d’ouvrir un entrepôt-bureau à Edmonton (Alberta) pour couvrir l’Ouest canadien.

Ces installations peuvent aussi être des “Hubs” pour prospecter les pays voisins. Le bureau de Singapour, par exemple, a permis d’atteindre la Malaisie, l’Australie et l’Inde. La société compte désormais des clients dans 45 pays sur les cinq continents. Dans chaque territoire, hors localités, un agent indépendant le représente. « En théorie, ce sont des apporteurs d’affaires. Mais en pratique, ils ne sont pas très proactifs. Surtout, les agents nous aident à fluidifier les échanges et à éliminer les barrières administratives », résume Philippe Barre.

Pour lancer et démultiplier ses implantations, CTP Environnement s’est notamment tourné vers le réseau privé des Chambres de Commerce et d’Industrie françaises à l’étranger. A Singapour, le CCIFI a aidé l’entreprise à recruter le futur responsable de la filiale asiatique. « Si l’équipe doit être composée de natifs, il est préférable d’avoir un manager qui soit un connaisseur du pays, mais qui soit français pour faciliter la communication avec le siège », recommande Philippe Barre.

Priorité aux États-Unis et en Europe

Au Texas, la PME francilienne aura besoin de partenaires pour monter sur place ses équipements mobiles de traitement de l’eau. « La CCIFI de Houston nous aide aussi à identifier les acteurs pertinents du secteur de l’extraction pétrolière et gazière, nos futurs clients, et donne accès à des études de marché, des prestations dont le coût reste raisonnable », rapporte Philippe Barre qui devrait recourir au VIE (volontariat international en entreprise) avant d’agrandir l’équipe locale.

L’homme d’affaires reste prudent. Il s’en doute : les Texans ne dérouleront pas le tapis rouge. « Mais si on leur apporte une solution qu’ils ne trouvent pas chez leurs fournisseurs habituels, on se retrouve vite avec un vrai business. Nos interlocuteurs américains sont très pragmatiques », poursuit le PDG de CTP Environnement.

La priorité actuelle est de pousser les unités mobiles de traitement des effluents vers les États-Unis et les pays européens plus proches de la France. Le processus de nettoyage de la raffinerie, qui a longtemps été l’apogée de l’entreprise, fait maintenant face à une concurrence plus féroce. Malgré des brevets déposés pour protéger l’innovation, plusieurs entreprises étrangères ont réussi à produire des imitations “à bas prix”. « C’est le risque quand on dépose un brevet, toutes les informations deviennent publiques. Et attaquer le contrefacteur, comme nous l’avons fait en Inde, finit par avoir des effets limités sur son activité et coûte cher en frais de justice », ajoute Philippe Barre. Ainsi, après avoir tâté le terrain en Chine, l’entreprise a fait marche arrière, jugeant le risque d’être imité trop critique.

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