Evaldas Siskevicius : « J’ai fait mon temps » – Actualité

Evaldas Siskevicius ne sera plus dans les pelotons en 2023. Le Lituanien, adopté par Marseille depuis de longues années, n’est pas resté dans la formation Go Sport-Roubaix Lille Métropole, qu’il a rejoint l’hiver dernier après la fermeture de Delko. Le solide joueur de 33 ans quitte la scène mais espère désormais rester en affaires en tant que directeur sportif. Et bien qu’il ait l’intention de faire la transition au sein du Conti Nord, il lui faudrait trouver une autre base. Entretien.

DirectVelo : Votre douzième saison professionnelle sera donc la dernière en 2022 !
Evaldas Siskevicius : Oui, je quitte ce monde. Ce n’était pas forcément prévu, je ne savais pas ce que j’allais faire. J’avais prévu de continuer pendant un an car j’envisageais une pause à la fin de la saison. Enfin, c’est la décision des dirigeants qui sont venus trancher. Je n’avais pas le choix, mais je ne m’en veux pas, même si la décision finale a été prise assez tard. Je me dis que je me suis amusé en peloton.

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“JE NE M’ATTENDAIS PAS A UNE TELLE SITUATION”

Mais vous préféreriez quand même faire une année supplémentaire…
Pas nécessairement. Je ne dirais pas non, mais cela m’était égal. L’idée était essentiellement de devenir le directeur sportif de l’équipe. C’était mon plan, ma volonté. On en a discuté avec le staff et c’était une vraie possibilité, d’autant plus que Micka (Mickaël Leveau) était sur le point de quitter le groupe et donc il y avait un poste vacant. Je n’étais pas trop inquiet, je pensais vraiment que ça arriverait. Quand on m’a dit que ce ne serait pas bien de rester joueur ou de devenir directeur sportif, j’ai été déçu car je ne m’attendais pas à cette situation. Mais je quitte le groupe en bons termes, et je ne perds pas espoir de trouver un groupe plus tard. Vous ne savez jamais ce qui pourrait arriver…

Cela fait donc un moment que vous songez à devenir directeur sportif !
J’ai commencé il y a quelque temps une formation de directeur sportif en Suisse, oui. J’explore actuellement diverses possibilités, dans l’espoir de trouver quelque chose pour faire mes débuts en tant que DS dans la saison 2023. J’ai quelques pistes, mais ce n’est pas gagnant-gagnant. Ce qui est sûr, c’est que j’ai vraiment envie de devenir directeur sportif. En attendant, je passe du temps avec ma famille, avec mon petit. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer à la maison (sourire).

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“JE NE REGRETTE RIEN”

Tu es passé pro en 2011 au VC La Pomme Marseille et tu as donc évolué à haut niveau pendant plus d’une décennie. Que retiendrez-vous de cette carrière cycliste ?
Je pense que j’ai eu une belle carrière. J’ai passé douze ans dans le peloton professionnel. Je me suis un peu ennuyé vers la fin. J’avais besoin de gros objectifs comme Paris-Roubaix pour garder le cap. Le reste du calendrier a été monotone, pratiquement tout le temps je le connaissais par cœur, car je disputais souvent les mêmes courses. C’était bien, je ne regrette rien, mais je suis arrivé au bout de cette histoire.

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Que voudriez-vous que nous retenions de cette carrière ?
L’histoire de la charrette à balai sur l’axe Paris-Roubaix a marqué de nombreuses personnes (lire ici). J’en suis très content car cela a donné une bonne image du cyclisme ce jour-là avec des valeurs importantes comme ne pas abandonner. Mais l’année suivante j’ai fini Paris-Roubaix à la 9e place (en 2019, ndlr) et j’en suis toujours le plus fier. J’aimerais qu’on s’en souvienne au moins autant que mes problèmes de l’année dernière (sourire). Quand, malgré les difficultés, j’ai décidé de terminer Paris-Roubaix, je ne faisais en quelque sorte que mon devoir. Par contre, un top 10 au vélodrome de Roubaix n’est pas donné à tout le monde et c’est quand même quelque chose dont je suis le plus fier. J’ai travaillé dur pour ça à l’époque. C’était beau.



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