Sélection en volleyball à l’école: des parents dénoncent qu’on mesure la longueur des bras

Des parents dénoncent le processus de sélection impliqué dans l’admission à un programme d’athlétisme dans une école secondaire publique du Québec, qui a commencé par mesurer la taille et les épaules des filles en sixième année.

Cette année, une trentaine d’élèves ont fait une demande d’admission au camp de volleyball de l’école secondaire Jean-de-Brébeuf, alors qu’il ne reste que 15 places.

Cependant, les parents ont été “choqués” par le déroulement de la sélection, qui s’est déroulée il y a quelques semaines.

Les responsables du programme ont commencé par mesurer la taille de chaque jeune fille de la tête aux pieds avant de mesurer la hauteur de son bras levé. Journal.

Les jeunes filles devaient alors faire divers exercices.

Selon le Centre de services scolaire de la Capitale, cette mesure « n’est utilisée qu’à des fins statistiques », mais des formateurs sur place ont informé les parents que la taille est importante dans le processus de sélection.

Lire Aussi :  NBA - Retour raté pour Ben Simmons à Philadelphie, les Sacramento Kings sont inarrêtables

en larmes

“Cela a vraiment touché nos valeurs”, a déclaré la mère de la jeune fille, qui a requis l’anonymat car le processus de sélection est toujours en cours.

Cette dernière souhaitait inscrire sa fille dans cette orientation afin de la motiver à aller à l’école, et non pour faire de la pratique de la discipline une discipline à un niveau compétitif – explique-t-elle.

« Je pensais que le but des programmes destinés au grand public était de permettre aux élèves de réussir en sollicitant leur intérêt, de les retenir à l’école », dit-elle.

L’expérience a eu l’effet inverse sur sa fille, qui a quitté la classe de sélection en larmes.

Lire Aussi :  Ligue 1, 13e journée - Lens bat Toulouse (3-0) et revient à deux points du PSG, triplé pour Loïs Openda

Pour sa part, le Centre de services scolaire de la Capitale soutient qu’il n’y a pas de “dimensions minimales” ou d’exigences particulières à accepter pour ce programme.


Nicolas Prévost.  Président de la FQDE

Photo de courtoisie

Nicolas Prévost. Président de la FQDE

« Alors pourquoi mesurer les étudiants ? rétorque Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise de la gestion de l’éducation en gestion (FQDE), qui dénonce la pratique.

“Les jeunes vont grandir à nouveau”

Au Club de volleyball Essor, qui chapeaute l’entraînement des élèves participant à trois programmes d’études sportives de la région de Québec, aucune mesure n’est prise lors de la sélection des élèves de sixième année.

“Pour nous, la taille n’est pas très importante car à cet âge-là tous les jeunes vont encore grandir”, explique l’un des dirigeants, Rock Picard.

Lire Aussi :  Alejandro Garnacho, le nouveau crack de Manchester United qui fait polémique en Argentine

réactions

« Je pensais avoir tout vu quand il s’agissait d’affecter des étudiants à des programmes. Mais si les étudiants sont vraiment sélectionnés en fonction de leurs mesures, cela ajouterait une couche d’iniquité à un système qui est déjà très injuste. »

– Stéphane Vigneault, coordonnateur du mouvement de l’équipe de l’École

« Les programmes spéciaux sont excellents et très motivants pour les étudiants, mais ils doivent être poursuivis sans critères de sélection, qu’ils soient académiques, financiers ou physiques. »

– Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directeurs d’établissements d’enseignement

Avez-vous des informations à partager avec nous sur cette histoire ?

Avez-vous une curiosité qui pourrait intéresser nos lecteurs ?

Écrivez-nous ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.



Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Vérifier Aussi
Close
Back to top button